Travaux 2017 – sols, tuyaux, plafonds, isolation, électricité… un excellent millésime

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Notre équipe sent l’assaut final (merci Dali)

 

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Début février nous commençons le pisage du mur Sud du cellier. Ce sera le mur le moins réussi de la maison. Trop confiant, nous n’avons pas contrôlé assez souvent la verticalité, et en corrigeant trop tard nous avons créé un monstre d’irrégularité.

 

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Voici le résultat. Pas beau.

 

 

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23 mars 2017. Heureusement, ce prochain mur, celui qui sépare le bureau de la chambre n°2, sera le plus réussi de la maison.

 

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14 mai 2017

 


 

Fin mars nous avons creusé pour retrouver les tuyaux

de ventilation extérieurs côté Est

Ils avaient été installés il y a trois ou quatre ans au moment de la construction du mur Est.

 

31 mars 2017

John Hait, le concepteur du système PAHS, préconise un système de ventilation respirant, avec deux tuyaux, l’un entrant sous plafond et l’autre entrant niveau sol. Quand la maison se réchauffe l’air sort par le tuyau du haut et entre par le tuyau du bas. Quand la maison refroidit c’est l’inverse. Il est important que celui du haut descende rapidement à l’extérieur (dans la terre sous le parapluie) pour assurer le mouvement. Pour tous les détails voir le livre de Hait « Passive Annual Heat Storage ». Notre implémentation comporte en tout huit tuyaux PVC de 100 mm qui descendent la pente devant la maison pendant environ 30m. Nos tuyaux à nous ne sont pas très profonds (entre 70cm et 1m) une fois hors parapluie. Leur rôle principal consiste en la ventilation de la maison en air renouvelé plus ou moins conditionné par son transit souterrain et sous-parapluie (où la terre semble stationnaire à 22°C d’après nos dernières mesures en février – oui, nous sommes enfin parvenus à lire nos multiples sondes, davantage de détails sur ce sujet dans quelques mois).

 


 

Fin Mars nous avons également commencé à préparer les sols.

La procédure adoptée:

  1. Marquage sur les murs du niveau fini définitif au laser
  2. Nivellement et nettoyage approximatif de nos sols en terre en enlevant manuellement les points dépassant le niveau -10cm.
  3. Installation de bâches polyéthylène noir anti-humidité
  4. Pose d’une première couche de pierres concassées humidifiés pour arriver partout au niveau définitif moins 10cm, plus compactage avec notre compacteur à plaque électrique
  5. Pose d’une couche de 5cm de pierres concassées, cette fois additionnée d’une très faible dose de ciment, sable, et eau, le tout mélangé dans la bétonnière, puis compacté à la machine.
  6. Pose par Mr Pierre Barbaria et son équipe de la société Jeux de Carreaux d’une chape liquide anhydrite de 5cm pour arriver au niveau définitif du sol.

Photos des étapes principales:

Etape 2 – enlèvement des points trop hauts

 

Etape 4 – nivellement à -10cm avec pierres concassés

 

Etape 5 – nivellement à -5cm. Nous avons compacté chaque couche avec notre mini-compacteur à plaque électrique.

 

Etape 6 – (décembre) coulage de la chape anhydrite de 5cm. Le liant anhydrite est fabriqué à partir de 95% de matières recyclées.

 

4 décembre – Résultat

 


Pendant ce temps l’installation et l’isolation des plafonds ont été poursuivis

19 juin – Rails en place, prêt pour la pose des plaques de plâtre BA13

 

25 juin – Création d’une porte pour le grenier

 

10 juin – Une réserve pour la cheminée

 

12 juillet – Insufflation de 40cm d’ouate de cellulose dans le grenier

 

Fin juillet – Pose du plancher dans le grenier (plaques d’agglo de récupération)

 

1 septembre – Collage et agrafage d’une grille très fine anti-nuisibles côté nord

 


Electricité

 

8 septembre – Notre tableau ne paie pas de mine – le rêve du Consuel

 

9 septembre – M’enfin, ça va déjà mieux…

 


 

Ainsi se termine 2017. En 2018 nous allons pouvoir déménager et constater les résultats de notre travail en termes de confort, convenance et habitabilité. Nous allons surtout voir dans quelle mesure notre mise en œuvre et notre adaptation des idées de Dr Hait apportent un niveau thermique satisfaisant.

  • Il est possible que nous ayons beaucoup trop de vitrages (pertes thermiques). Nous voulions de grandes baies pour profiter de la vue, et pour tout ouvrir au printemps.
  • Il est possible, même probable, que la couche de pierres concassées que nous avons installée sous la chape anhydrite ralentisse le transfert de chaleur entre la maison et la terre sous la maison. C’est important, car le sol est notre plus grande surface d’échange thermique. Mais voilà, nous n’avions pas envie de déverser des tonnes de béton comme le veut la tradition.
  •  Nous n’avons pas la couche de terre sur le toit, recommandée par Hait, car c’est sympa d’avoir un grenier pour stocker les choses. La terre sur le toit impose une structure autrement plus solide. Egalement, nous pouvons récupérer l’eau de pluie et avons un endroit pour installer nos futurs panneaux photovoltaïques.
  • Nos huit tuyaux de ventilation enterrés ne sont pas conformes non plus. Ils ont l’avantage d’être très longs (environ 40m), mais ils sont peu profonds (1m max) et ne font pas des contorsions pour rester plus longtemps sous le parapluie. Ils sortent directement et descendent en ligne droite vers la limite basse du terrain. Ainsi il n’y a pas de risque de stagnation d’eau de condensation ni établissement d’une vie bactérienne néfaste.

Nous avons pris ces décisions en connaissance des effets éventuels sur notre système PAHS. Nous verrons.

Maintenant nous allons installer le parapluie devant, aménager l’intérieur et essayer de rendre la maison aussi étanche à l’air que possible. Il y a des trous à boucher !

 

 

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Les travaux 2016: Beaucoup de progrès

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En mars nous avons attaqué les préparations pour l’installation du parapluie PAHS sur trois côtés de la maison

 

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Tout est prêt pour installer le parapluie PAHS autour de la maison: les vieilles bâches d’hiver de piscine en PVC, les blocs de polystyrène d’occasion, et le polyéthylène d’ensilage de 8 m de large

 

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Mais pour le moment (début avril) les gros blocs de polystyrène sont stockés sur notre tout premier plancher au grenier. Les plaques d’agglo du plancher sont de récupération chez ARTSTOCK à Blajan, tout comme le polystyrène. Les plaques ne sont pas encore fixées définitivement. Nous allons les déplacer une fois les plafonds en place, pour pouvoir combler les 40 cm d’espace entre plaques et plafonds avec une couche d’isolant ouate de cellulose. Artstock se spécialise en recyclage de décors de théâtre, expos, etc. Leur entrepôt est une vraie caverne d’Ali Baba. Visitez http://www.artstock-asso.fr.

Prochain travail : construire le mur de rétention côté Est et rehausser un peu celui de l’ouest.

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Côté Est, nous avons installé un drain au fond, derrière le mur de rétention, pour la forme, car si tout va bien la terre derrière le mur sera toujours au sec sous le parapluie étanche que nous allons installer par dessus. Les surfaces intérieures de ces murs de rétention sont isolées avec les plaques de polystyrène extrudé pour aider à conserver la chaleur dans la terre autour de la maison. Sans oublier les gaines électriques « his and hers » pour les futures prises de charge pour voitures électriques. Malgré toute cette prescience nous avons totalement oublié d’y installer les robinets eau de ville et eau de pluie. Bah, on les mettra un peu plus loin. On appelle ça l’architecture organique. Depuis le début, nous avons fait pas mal d’organique ici.

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En mai nous avons continué le travail sur la façade…

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et commencé l’installation des tuyaux d’assainissement, de ventilation, d’eau, d’électricité, etc. sous le sol.

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Le gros tuyau fait partie d’un système de récupération d’air chaud de la serre semi-enterrée,  laquelle sera installée devant la maison:

Impression d'artiste

 

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Comme chaque printemps, les oiseaux participent au chantier selon leurs moyens

 

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Déjà Juin, mais nous avançons rapidement. Le charpente pour le plafond (et pour le plancher au grenier) sont en place.

 

Nous commençons le mur est du salon en pisé

Nous commençons le mur Est du salon en pisé

 

Les anciens boîtes en plastique dur sont très résistantes. Nous creusons d'abord une petite emplacement dans la couche précédente, pour minimiser les chocs du pisoir

Les anciennes boîtes en plastique dur sont très résistantes. Nous creusons d’abord un petit emplacement dans la couche précédente, pour atténuer les chocs du pisoir.

 

Fondations pour les murs du garde-manger et les toilettes d'invités

Juillet : Fondations pour les murs du garde-manger et les toilettes des invités

 

Insertion d'une alcove dans le mur du salon

Insertion d’une alcôve dans le mur du salon

 

Août. Un coup de main de deux voyageuses canadiennes, Veronica et Kathryn

Août. Un coup de main de deux voyageuses canadiennes, Veronica et Kathryn

 

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Les Batibox modernes sont moins résistants

Les Batibox modernes sont moins résistants, mais…

 

Le coucher du soleil est spectaculaire

le coucher du soleil est spectaculaire

 

Septembre: Enfin nous pouvons installer le parapluie PAHS sur trois côtés de la maison. Le côté Sud sera installé plus tard, après l’enfouissement des tuyaux de ventilation et assainissement et le raccordement électrique et téléphone.

Après un passage au râteau pour enlever les pierres et autre protubérances nous avons posé un drain agricole périphérique, sur un lit de gravier et l’avons enrobé de géotextile. Puis nous avons installé, dans l’ordre,

  1. les bâches de couverture hivernale de piscine, de récupération (en PVC épais)
  2. une bâche noire d’ensilage en polyéthylène (le moins épais, étant plus résistant au percement que la version plus épaisse)
  3. une couche de blocs de polystyrène de récupération, en commençant par des blocs de 30 cm d’épaisseur au plus près de la maison, suivi par les rangées de blocs de 20 cm, puis de 10 cm d’épaisseur en s’éloignant de la maison. Cette maison comporte sans doute le PAHS parapluie le plus épais du monde, car nous dépassons, sans en avoir l’intention mais suite à la disponibilité en récupération tout près, de plusieurs fois l’épaisseur suggérée par John Hait. On verra ce que cela donne…
  4. une deuxième couche de polyéthylène noire d’ensilage
  5. une couche de terre de protection (Hait appelle cela une couche de modération) d’environ 50 cm d’épaisseur. Cette couche se termine tout-à-fait en haut des murs de la maison, mais est isolée de la maison par l’interposition de plaques de polystyrène extrudé de 5 cm d’épaisseur, qui sont à leur tour protégées par le retournement vers le haut des couches étanches du parapluie (PVC et polyéthylène).
  6. une semence de gazon

Voici une séries de photos du déroulement (c’est le cas de le dire):

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Avant de finir le parapluie côté ouest, nous avons installé des gabions pour retenir la terre et reduire la pente.

Avant de finir le parapluie côté ouest, nous avons installé des gabions pour retenir la terre et réduire la pente.

Pour remplir les cages en fer nous avons reçu un camion de galets de Garonne

Pour remplir les cages en fil de fer nous avons reçu un camion de galets de Garonne

 

 

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A l’intérieur le mur du salon est en place, avec linteau de porte en terre armée (barres de fer + chaux + ciment + terre) et trois niches, et les rails sont en place pour accueillir les plaques du plafond

 

Début novembre les baies et fenêtres ont été livrées et installées par Alex Alu

Début novembre les baies, portes et fenêtres ont été livrées et installées par Alex Alu de Capens

 

Prochain boulot: l'isolation et etancheité à l'air du mur sud, et les cablages des circuits électriques

Prochaine étape : l’isolation et l’étanchéité à l’air du mur Sud,  ainsi que le cablage des circuits électriques. Bonne année à tous !

Travaux 2012 – deuxième partie. Du beau temps à la pluie…

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Fin novembre, le premier niveau des murs, d’une hauteur de 1m25 au dessus de la souche en béton, était  (presque) terminé sur tout le pourtour en U des côtés Est, Nord et Ouest de la maison. Mais l’hiver nous a réservé des surprises…

(suite…)

Les Travaux 2012 1er partie. Murs en pisé – de la théorie à la pratique

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Nous avons commencé en mars 2012 (photo ci-dessus) et cinq mois plus tard nous sommes à mi-chemin de la partie basse de nos murs.

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Ce premier niveau, une fois terminé, sera coiffé d’une ceinture en béton armé. Après, nous coulerons la partie haute des colonnes en béton et continuerons avec le pisé à partir d’un échafaudage. Nous ne travaillons pas à temps plein, bien sûr.

Que de choses apprises pendant ces cinq mois!

  • Nos banches en contre-plaqué bakélisé fonctionnent bien et résistent assez bien à l’usure.
  • Le compacteur à plaque électrique Evolution Hulk, attaché à un palan électrique sur rail,  fonctionne assez bien, mais il ne nous épargne pas un dernier compactage à la main. En fin de compte cette machine demande pas mal de manipulations, fait du bruit, et ne va pas plus vite qu’un compactage  100% à la main (au pisoir, ou à la dame si vous préférez).
  • Avant de commencer ce projet plusieurs personnes et plusieurs livres m’avaient averti que le travail du piseur était long et pénible. C’est bien pour cela que nous avons acheté le Hulk. En fait, le travail de compactage à la main est agréable et rapide. Une seule personne, l’Australien Roger Garlick, me l’avait dit auparavant. On peut voir sa belle maison en terre ici.
  • En plusieurs endroits le mur souche en béton, qui protège le bas du mur en pisé, ne fait que 10cm au-dessus du niveau du terrain. Cela semblait suffisant, mais quand le mur commence à monter, avec le recul, il est évident qu’en cas de forte pluie ce n’est pas suffisant. La pluie qui tombe derrière le mur ne peut plus facilement s’écouler et risque d’endommager le bas du mur. Ce risque est augmenté par la possibilité d’érosion des parois argileuses côté Nord et Est, qui pourrait aggraver la situation en bloquant davantage l’écoulement des eaux.

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Nous avons rectifié la situation en posant des “French drains”.

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  • Les colonnes en béton, nécessaires structurellement contre la poussée de la terre, rendent simple le montage des banches, comme prévu. Il suffit de fixer la banche extérieure contre la colonne avec un serre-joints et le mur sera vertical! Mais… il y a un hic. Il est difficile d’empêcher l’eau de pluie de couler entre les colonnes et le pisé, avec des résultats désastreux:

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Trois solutions (en attendant de trouver mieux):

– Au lieu de faire les blocs d’une banche (environ 50cm) juxtaposés horizontalement, nous faisons des blocs de trois banches successives verticalement, pour arriver en haut des colonnes, ce qui facilite la protection anti pluie et diminue l’écoulement;

– Nous protégeons avec des bâches tendues depuis des liteaux accrochés sur les montants en fer (le ferraillage pour la future extension vers le haut des poteaux);

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– Nous avons commencé à utiliser des tuiles canal (qui seront installées ultérieurement sur le toit) pour protéger les murs, avec des morceaux de ruban étanche aux points sensibles.

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Ca marche, mais nous cherchons toujours une solution plus flexible, peut-être à base de carrés découpés de chambre à air de tracteur pour remplacer les morceaux de ruban.

  • La terre, elle, semble bien se prêter au pisé. L’avantage avec l’ossature en béton et le parapluie PAHS est que nous n’avons pas à nous inquieter outre mesure de la résistance du pisé, qui est en fait un simple remplissage.  Pas besoin, donc, de stabiliser la terre en ajoutant du ciment ou de la chaux. En découlent des économies importantes en produits, en temps, et en travail, car doser, mélanger et mouiller les stabilisants et la terre serait fastidieux et imposerait une mise en banche et un compactage rapides.
  • Il est vrai que sans stabilisant ou rajout de sable il y a davantage de risque de fissures. Nos blocs de 2m de long rétrécissent d’environ 2cm, et nous aurons pas mal de mini-remplissages à faire à la fin (en même temps que le bouchage des trous laissés par les traverses en tube 3/4” galvanisé (voir le billet sur les banches).

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  • Nous avons décidé de tamiser la terre à travers une grillage de 1cm x 2cm pour deux raisons: 1 – le résultat est plus joli, et 2 – notre terre contient pas mal de mini-boules d’une matière bleutée non-identifiée, en plus de quelques véritables pierres.

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Une deuxième brouette est placée sous le tamis, évidemment …