Les Travaux 2012 1er partie. Murs en pisé – de la théorie à la pratique

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Nous avons commencé en mars 2012 (photo ci-dessus) et cinq mois plus tard nous sommes à mi-chemin de la partie basse de nos murs.

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Ce premier niveau, une fois terminé, sera coiffé d’une ceinture en béton armé. Après, nous coulerons la partie haute des colonnes en béton et continuerons avec le pisé à partir d’un échafaudage. Nous ne travaillons pas à temps plein, bien sûr.

Que de choses apprises pendant ces cinq mois!

  • Nos banches en contre-plaqué bakélisé fonctionnent bien et résistent assez bien à l’usure.
  • Le compacteur à plaque électrique Evolution Hulk, attaché à un palan électrique sur rail,  fonctionne assez bien, mais il ne nous épargne pas un dernier compactage à la main. En fin de compte cette machine demande pas mal de manipulations, fait du bruit, et ne va pas plus vite qu’un compactage  100% à la main (au pisoir, ou à la dame si vous préférez).
  • Avant de commencer ce projet plusieurs personnes et plusieurs livres m’avaient averti que le travail du piseur était long et pénible. C’est bien pour cela que nous avons acheté le Hulk. En fait, le travail de compactage à la main est agréable et rapide. Une seule personne, l’Australien Roger Garlick, me l’avait dit auparavant. On peut voir sa belle maison en terre ici.
  • En plusieurs endroits le mur souche en béton, qui protège le bas du mur en pisé, ne fait que 10cm au-dessus du niveau du terrain. Cela semblait suffisant, mais quand le mur commence à monter, avec le recul, il est évident qu’en cas de forte pluie ce n’est pas suffisant. La pluie qui tombe derrière le mur ne peut plus facilement s’écouler et risque d’endommager le bas du mur. Ce risque est augmenté par la possibilité d’érosion des parois argileuses côté Nord et Est, qui pourrait aggraver la situation en bloquant davantage l’écoulement des eaux.

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Nous avons rectifié la situation en posant des “French drains”.

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  • Les colonnes en béton, nécessaires structurellement contre la poussée de la terre, rendent simple le montage des banches, comme prévu. Il suffit de fixer la banche extérieure contre la colonne avec un serre-joints et le mur sera vertical! Mais… il y a un hic. Il est difficile d’empêcher l’eau de pluie de couler entre les colonnes et le pisé, avec des résultats désastreux:

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Trois solutions (en attendant de trouver mieux):

– Au lieu de faire les blocs d’une banche (environ 50cm) juxtaposés horizontalement, nous faisons des blocs de trois banches successives verticalement, pour arriver en haut des colonnes, ce qui facilite la protection anti pluie et diminue l’écoulement;

– Nous protégeons avec des bâches tendues depuis des liteaux accrochés sur les montants en fer (le ferraillage pour la future extension vers le haut des poteaux);

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– Nous avons commencé à utiliser des tuiles canal (qui seront installées ultérieurement sur le toit) pour protéger les murs, avec des morceaux de ruban étanche aux points sensibles.

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Ca marche, mais nous cherchons toujours une solution plus flexible, peut-être à base de carrés découpés de chambre à air de tracteur pour remplacer les morceaux de ruban.

  • La terre, elle, semble bien se prêter au pisé. L’avantage avec l’ossature en béton et le parapluie PAHS est que nous n’avons pas à nous inquieter outre mesure de la résistance du pisé, qui est en fait un simple remplissage.  Pas besoin, donc, de stabiliser la terre en ajoutant du ciment ou de la chaux. En découlent des économies importantes en produits, en temps, et en travail, car doser, mélanger et mouiller les stabilisants et la terre serait fastidieux et imposerait une mise en banche et un compactage rapides.
  • Il est vrai que sans stabilisant ou rajout de sable il y a davantage de risque de fissures. Nos blocs de 2m de long rétrécissent d’environ 2cm, et nous aurons pas mal de mini-remplissages à faire à la fin (en même temps que le bouchage des trous laissés par les traverses en tube 3/4” galvanisé (voir le billet sur les banches).

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  • Nous avons décidé de tamiser la terre à travers une grillage de 1cm x 2cm pour deux raisons: 1 – le résultat est plus joli, et 2 – notre terre contient pas mal de mini-boules d’une matière bleutée non-identifiée, en plus de quelques véritables pierres.

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Une deuxième brouette est placée sous le tamis, évidemment …

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3 Commentaires

  1. Super boulot Bruce. Pourquoi ne pas laisser tomber un polyane derrière le mur pour éviter à la pluie de le mouiller ? De toutes façons tu vas utiliser un polyane agricole noir pour le PAHS, donc tu pourrais t’en servir maintenant et le réutiliser ensuite.

    Réponse
    • Merci pour l’idée Philippe. D’après Martin Rauch il suffit de couvrir le haut des murs, les côtés résistent bien à la pluie. Aussi, nous avons beaucoup de vente sur le terrain, et bien attacher le polyane n’est pas facile, à cause des montants en feraillage tous les deux mètres. Je vais continuer à couvrir avec les tuiles, en surveillant bien si c’est suffisant.

      Réponse
  2. Gege

     /  septembre 3, 2012

    Très intéressantes toutes ces remarques.
    Merci !

    Réponse

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